Conséquences du coronavirus sur la qualité de l’air en Belgique
Suite à l’annonce du confinement, plusieurs entreprises ont fermé leurs portes, mettant l’économie en arrêt. En effet, les aéroports, les commerces et les restaurants ont limité leurs activités afin de préserver la santé de tous, ce qui a eu un effet bénéfique sur notre environnement. Depuis l’épidémie, les citoyens belges sont confinés et nous pouvons noter une amélioration de la qualité de l’air. Cela peut-il être une conséquence du coronavirus ?
L'évolution de la qualité de l’air après le coronavirus en Chine
Nous pouvons déjà observer quelques changements en ce qui concerne la Chine, premier pays touché par le coronavirus. En effet, suite aux mesures sévères de confinement qui ont été prises, nous avons pu constater que les émissions de gaz à effet de serre ont diminué.
Cela est notamment dû à la diminution visible de la consommation de charbon et des activités industrielles très polluantes telles que le raffinage du pétrole et la production de ciment. Au total, les émissions de CO2 ont diminué de 25%.Nous pouvons conclure que la qualité de l’air s’est améliorée depuis que les pays ont décrété le confinement.
Quelle est la qualité de l’air en Europe ?
D’après l’agence spatiale européenne (ESA), la qualité de l’air est meilleure depuis le confinement en Europe. En effet, nous pouvons constater que les villes européennes comme Madrid, Milan et Rome ont une diminution de dioxyde d’azote de 45%. Ces données ont été enregistrées du 13 mars au 13 avril et par rapport à la même période l’année dernière, nous pouvons d’autant plus confirmer l’amélioration de la qualité de l’air. L’agence a enregistré jusqu’à 54% de diminution du dioxyde d’azote à Paris.
La qualité de l’air en Belgique
Nous pouvons également observer en Belgique une nette amélioration de la qualité de l’air.En analysant ces dernières semaines, nous avons respiré moins de particules nocives que d’habitude notamment suite aux conséquences de l’épidémie, à savoir les fermetures des industries qui utilisent beaucoup d’énergies fossiles.
Le confinement a pu donc permettre la diminution de la propagation des substances nocives combinées telles que les oxydes d’azote, le dioxyde de soufre, l’ammoniac, etc.
Le confinement et la qualité de l'air : impact vraiment positif ?
Malheureusement, toutes ces observations positives sont sur du court-terme. En effet, nous pouvons risquer un “rebond”, une augmentation sans précédent du gaz à effet de serre lorsque le confinement aura pris fin.La cause du réchauffement climatique risque également de passer au second plan, car les États souhaiteront avant tout redresser leur économie, ce qui veut dire soutenir la reprise des activités industrielles.
Les énergies fossiles risquent donc de ressortir gagnantes à la fin du confinement au détriment du réchauffement climatique et la protection de l’environnement.
Fonctionnement permanent des centrales électriques
Même si nous consommons moins depuis le début du confinement, les centrales électriques ne cessent de fonctionner malgré tout. Les centrales nucléaires sont malheureusement toujours actives, sans compter la propagation de CO2 des autres centrales nucléaires d’Allemagne, de France et des Pays-Bas qui peuvent aggraver la pollution atmosphérique en Belgique.

