Les cinq briques que Proximus désactive fin septembre

L'information a été révélée le 11 août 2026 et confirmée depuis par la presse économique belge : tout ce qui, dans Proximus+, ne relève pas des télécoms va être coupé. Le principe est simple à retenir — l'opérateur retire les services construits avec des partenaires extérieurs et garde ce qu'il produit lui-même.

Concrètement, cinq des six univers de l'application s'éteignent. Aucune date précise n'a été communiquée à l'intérieur du mois : Proximus parle de « fin septembre », ce qui laisse une fenêtre de quelques semaines pour prendre ses dispositions.

Fonctions de l'application Proximus+ désactivées fin septembre 2026
Brique de l'application Ce qu'elle permettait Statut fin septembre
Mobility Payer son stationnement, acheter des titres de transport, calculer un itinéraire. Désactivée
Home Gérer ses titres-services, suivre sa consommation et ses économies d'énergie. Désactivée
Neighbourhood Réserver un restaurant, découvrir des événements, échanger avec ses voisins. Désactivée
Well-being Conseils médicaux, auto-évaluations de santé, articles de prévention. Désactivée
Weather Afficher la météo locale sur l'écran d'accueil de l'application. Désactivée
Télécom Abonnements, produits, factures, consommation, wifi et assistance. Conservée

Source : information publiée par L'Avenir le 11 août 2026, confirmée par Trends-Tendances, qui évoque un recentrage de l'application sur les « services les plus importants ». Périmètre relevé le 13 août 2026 ; Proximus n'a pas publié de date exacte de coupure.

Vous n'avez rien à faire pour éviter la coupure : l'application reste installée, votre compte reste actif et aucune manipulation ne vous est demandée. Le seul travail utile, c'est de récupérer ailleurs les usages que vous aviez déplacés dans Proximus+ — nous les passons en revue plus bas, fonction par fonction.

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Ce qui reste dans l'application, et pourquoi c'est justement l'essentiel

La brique conservée est celle que la majorité des clients ouvraient déjà : la gestion de l'abonnement. Restent donc les factures, le détail des produits souscrits, le suivi de consommation, la gestion du wifi et du temps d'écran, l'ajout d'options et l'accès à l'assistance.

C'est loin d'être un détail, parce que cette partie-là est la seule qui pèse réellement sur votre budget. Le suivi de consommation en temps réel est le garde-fou le plus efficace contre les frais hors forfait qui gonflent une facture Proximus, et la consultation de la facture Proximus reste le premier réflexe à avoir quand un montant vous surprend.

Ce que vous gardez
Vos factures et leur historique, le détail de vos abonnements, la consommation en temps réel, la gestion du wifi et du temps d'écran, l'ajout d'options et l'assistance en ligne.
Ce que vous perdez
Le stationnement et les titres de transport, la gestion des titres-services, le suivi énergétique, la réservation de restaurants, le fil de quartier, les conseils santé et la météo.

Un point mérite d'être clarifié, parce qu'il revient à chaque fermeture de fonction : l'alerte contre le hors forfait n'est pas un service de l'application, c'est une obligation légale. En Belgique, tout opérateur doit envoyer un SMS d'avertissement quand un abonnement mobile post-payé dépasse son enveloppe, avec un plafond fixé par défaut à 50 € TVA comprise au-dessus du montant de l'abonnement.

Mieux : une décision de l'IBPT impose de vous proposer quatre seuils au choix — abonnement + 0 €, + 50 €, + 75 € et + 100 €. Le seuil « + 0 € » vous alerte dès que l'enveloppe de votre abonnement est épuisée, et c'est celui que presque personne n'active. Le détail figure sur le site du régulateur, dans sa fiche sur le mécanisme d'alerte « bill shock ».

Le réflexe à prendre pendant que vous êtes dans l'app : profitez du ménage pour régler votre seuil d'alerte sur « + 0 € ». Vous serez prévenu à la seconde où votre enveloppe data est épuisée, au lieu de découvrir le dépassement sur la facture du mois suivant.

Par quoi remplacer chaque fonction supprimée

C'est la question que la nouvelle laisse ouverte, et personne n'y répond : si vous payiez votre stationnement ou gériez vos titres-services depuis Proximus+, il faut réinstaller quelque chose. Bonne nouvelle : chacun de ces services existait déjà en application autonome avant d'être intégré, et l'immense majorité est gratuite.

Proximus+ ne fournissait aucun de ces services lui-même — l'application servait de façade à des partenaires belges. En désinstallant la façade, vous retombez simplement sur le service d'origine.

Application de remplacement pour chaque fonction Proximus+ supprimée
Fonction perdue Où la retrouver Coût de l'application
Payer son stationnement L'application 4411, ou celle de votre commune quand elle a son propre système. Gratuite
Billets de train L'application SNCB, qui gère aussi les abonnements et les remboursements de retard. Gratuite
Bus, tram et métro De Lijn en Flandre, TEC en Wallonie, STIB-MIVB à Bruxelles. Gratuites
Calcul d'itinéraire Google Maps, Waze ou l'application de l'opérateur de transport concerné. Gratuites
Titres-services Directement chez l'émetteur de vos titres, Pluxee (ex-Sodexo) pour les trois Régions. Gratuite
Suivi de consommation d'énergie L'espace client de votre fournisseur, ou le portail de votre gestionnaire de réseau : Fluvius, ORES, RESA ou Sibelga. Gratuits
Réservation de restaurant Le site du restaurant, ou une plateforme de réservation généraliste. Gratuites
Fil de quartier et voisinage Hoplr, le réseau de quartier belge qui alimentait déjà cette brique. Gratuite
Conseil médical à distance Une application de téléconsultation, ou votre médecin traitant. Consultation payante
Météo L'IRM, ou l'application météo déjà installée sur votre téléphone. Gratuites

Correspondances établies par CallMePower le 13 août 2026, à partir des partenaires que Proximus avait annoncés au lancement de l'application. Les applications de transport et de stationnement sont gratuites, mais le trajet ou la place de parking restent payants.

Le point à vérifier avant la coupure : si vous payiez du stationnement ou des titres de transport via l'application, ouvrez vos derniers relevés et repérez sur quelle carte ou quelle facture ces montants étaient prélevés. C'est ce qui vous évitera de chercher, en octobre, à quoi correspond une ligne qui a disparu — ou de découvrir un abonnement de service resté actif ailleurs.

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Pourquoi Proximus renonce à sa super-app

Le retour en arrière est spectaculaire quand on se souvient du lancement. Proximus+ est arrivé à la mi-mars 2024 et a remplacé automatiquement MyProximus sur les smartphones et tablettes en avril 2024, avec l'ambition affichée de devenir le « compagnon numérique du quotidien » de chaque utilisateur, client Proximus ou non.

Les moyens engagés n'étaient pas symboliques : près de 40 000 testeurs avant l'ouverture, une base de plus d'un million d'utilisateurs actifs à migrer depuis MyProximus, et une quinzaine de partenaires belges intégrés — les transports publics, un réseau de quartier, un opérateur de stationnement, des acteurs de l'énergie, un service de téléconsultation. C'est précisément cette couche de partenariats qui disparaît.

Le modèle de la super-app résiste mal à l'usage réel

Notre lecture est simple, et elle vaut pour tous les opérateurs qui ont tenté l'exercice : une application d'opérateur s'ouvre deux à trois fois par mois, pour vérifier une facture ou une consommation. Ce n'est pas une fréquence qui construit un réflexe de réservation de restaurant ou de paiement de parking, deux gestes pour lesquels l'utilisateur a déjà une application dédiée qu'il ouvre plusieurs fois par semaine.

S'y ajoute un coût invisible : chaque partenaire signifie un contrat, une interface technique à maintenir, un service client à assurer quand la réservation échoue. Retirer cinq briques, c'est autant de maintenance et de responsabilité en moins pour un usage qui, visiblement, n'a pas décollé.

C'est le deuxième ménage d'applications en un mois chez Proximus

L'annonce ne tombe pas isolée, et c'est ce qui la rend intéressante. Début août 2026, l'opérateur a mis hors service son ancienne application Pickx avant d'avoir terminé la bascule de sa plateforme TV. Résultat : environ 45 000 abonnés — soit 3 % de ses quelque 1,5 million de clients télévision — se sont retrouvés sans application TV sur smartphone et tablette, avec pour seul repli le passage par le navigateur.

Proximus annonce la fin de cette migration télévision pour fin 2026. Mis côte à côte, les deux dossiers racontent la même chose : l'opérateur élague son parc d'applications pendant une transformation technique lourde. Pour le client, la conséquence pratique est identique — une fonction disparaît de l'application, et il faut aller la chercher ailleurs. Nous avions déjà décrit ce mécanisme lors du changement de décodeur imposé par les opérateurs.

Ce que ça change — et ne change pas — pour votre contrat

La confusion la plus fréquente consiste à croire qu'une application qui perd des fonctions équivaut à une prestation réduite. Ce n'est pas le cas ici : les briques retirées étaient gratuites et en dehors du périmètre télécom. Voici les trois plans à distinguer.

Votre contrat
Inchangé. Ni le prix, ni le débit, ni la durée d'engagement de votre abonnement ne sont touchés par la fermeture de ces fonctions.
Votre facture
À vérifier une fois. Les services étaient gratuits, mais ce que vous achetiez à travers eux — parking, transport — se paiera désormais par un autre canal.
Vos droits
Intacts. Ils sont attachés à votre abonnement, pas à l'application : alerte hors forfait, premier rappel de paiement gratuit, service minimal garanti.

Ce dernier point vaut d'être détaillé, parce que beaucoup de clients pensent que leurs protections passent par l'application. Elles n'en dépendent pas. En cas d'impayé, l'IBPT rappelle que le premier rappel écrit est gratuit, que les suivants sont plafonnés à 10 €, qu'un service limité mais gratuit doit être maintenu avant toute coupure — au minimum 256 kbit/s pour l'internet — et que la remise en service ne peut pas dépasser 30 €. Ces règles figurent sur sa page consacrée à la facture impayée.

Le droit de résilier sans indemnité en cas de modification défavorable de vos conditions contractuelles reste lui aussi entier. Il se déclenche sur le contrat télécom — un prix qui augmente, une prestation revue à la baisse — et non sur la disparition d'un service gratuit annexe. Si vous envisagez malgré tout de partir, notre page sur la résiliation d'un abonnement Proximus détaille la procédure et les délais.

Reste une occasion à ne pas laisser passer. Puisque le suivi énergétique quitte l'application, autant en profiter pour vérifier ce poste ailleurs : notre comparateur d'énergie le fait en quelques minutes, et notre comparateur télécom vous dira dans le même temps si votre abonnement Proximus est encore aligné sur le marché belge.

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Vos questions sur les fonctions supprimées de Proximus+

Date de coupure, fonctions concernées, alternatives et conséquences sur le contrat : voici les réponses aux questions qui reviennent le plus. En cas de doute, les conditions applicables restent celles de votre contrat en cours.

Cinq briques sont désactivées fin septembre 2026 : Mobility (stationnement, titres de transport, itinéraires), Home (titres-services, suivi d'énergie), Neighbourhood (restaurants, événements, voisinage), Well-being (conseils santé) et Weather (météo). Proximus n'a pas communiqué de date précise à l'intérieur du mois.

Non. L'application reste disponible et conserve toute sa partie télécom : consultation et paiement des factures, détail des abonnements et produits, suivi de consommation en temps réel, gestion du wifi et du temps d'écran, ajout d'options et accès à l'assistance.

Aucune manipulation n'est demandée : l'application et votre compte restent actifs. Le seul geste utile est de réinstaller les applications qui reprennent les services perdus — 4411 pour le stationnement, SNCB, De Lijn, TEC ou STIB-MIVB pour les transports, Pluxee pour les titres-services, l'espace client de votre fournisseur d'énergie pour le suivi de consommation.

Non. Les fonctions retirées étaient gratuites et sortaient du périmètre télécom : ni le prix, ni le débit, ni la durée d'engagement de votre abonnement ne sont modifiés. Un seul point mérite une vérification : ce que vous achetiez à travers ces services, comme du stationnement, se paiera désormais par un autre canal.

Le droit de résilier sans indemnité s'ouvre en cas de modification défavorable des conditions de votre contrat télécom — une hausse de prix ou une prestation revue à la baisse. La fermeture de services gratuits annexes dans une application n'entre pas dans ce cadre. Vous restez évidemment libre de résilier selon les conditions habituelles de votre abonnement.

L'opérateur recentre l'application sur ses services les plus importants et retire la couche de partenariats extérieurs. Le contexte pèse : début août 2026, l'ancienne application Pickx a été mise hors service alors que 45 000 abonnés, soit 3 % de ses 1,5 million de clients TV, n'avaient pas encore migré vers la nouvelle plateforme. Cette migration doit s'achever fin 2026.

Oui, et cela ne dépend pas de l'application. La loi belge oblige chaque opérateur à envoyer un SMS d'alerte en cas de dépassement sur un abonnement mobile post-payé, avec un plafond par défaut de 50 € TVA comprise au-dessus du montant de l'abonnement. L'IBPT impose en plus de proposer quatre seuils : + 0 €, + 50 €, + 75 € et + 100 €.

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