L'essentiel en trente secondes
La règle française des 17 mois a fait le tour des sites spécialisés en août, et elle a produit une confusion chez nous : beaucoup de Belges pensent y être soumis parce qu'ils regardent le même Netflix, en français. Voici les cinq faits qui remettent la Belgique à sa place dans ce dossier.
- La Belgique n'a pas de chronologie des médias inscrite dans un texte : les délais entre la salle et le streaming résultent d'accords entre distributeurs, exploitants et plateformes, sans arrêté ni sanction à la clé — contrairement à la France, à l'Italie ou à la Bulgarie ;
- Ce qui décide chez nous, c'est le contrat du studio : les majors américaines ont réaffirmé en 2026 une exclusivité minimale de 45 jours en salle, quand Disney tient plutôt 60 jours avant la location et 90 jours et plus avant le streaming ;
- Un film peut être louable chez vous alors qu'il est encore à l'affiche : Proximus vend une catégorie « VOD Premium » annoncée comme disponible en même temps que la salle, à 7,99 € le film pour 48 heures. En France, la loi interdit cette location avant le 4e mois ;
- La Belgique ne renonce pas à l'argent, elle renonce au calendrier : la Fédération Wallonie-Bruxelles fait grimper la contribution des grandes plateformes de 2,2 % à 9,5 % de leur chiffre d'affaires entre 2024 et 2027, un taux validé par la Cour constitutionnelle le 26 mars 2026 après le recours de Netflix ;
- Le nord applique la même logique avec d'autres chiffres : depuis le 1er janvier 2025, un service de streaming réalisant au moins 30 millions d'euros en Belgique verse 4 % de ce chiffre d'affaires, et un opérateur télécom 3 € par abonné, au Fonds audiovisuel flamand ou en production directe.
Autrement dit : la France achète du temps de cinéma avec de la réglementation, la Belgique achète de la production avec un prélèvement. Pour vous, spectateur, la différence est concrète — et elle ne joue pas toujours dans le sens qu'on croit.
Ce qui s'est joué en France le 31 décembre, et pourquoi ça ne vous concerne pas
La France est le seul pays d'Europe à avoir gravé dans un arrêté l'ordre de passage d'un film : salle, puis location, puis chaînes payantes, puis plateformes par abonnement, puis télévision gratuite. Chaque étape a un délai minimal, et personne ne peut le raccourcir sans contrepartie négociée.
Netflix avait justement obtenu cette contrepartie : une fenêtre à 15 mois au lieu de 17, en échange d'engagements de financement du cinéma français. L'accord est arrivé à échéance le 31 décembre 2025 et n'a pas été renouvelé : la plateforme est repassée au régime commun, deux mois plus loin.
Le calendrier français, fenêtre par fenêtre
Ce tableau n'a aucune valeur juridique chez nous, mais il vaut la peine d'être lu : c'est ce que vivraient nos voisins si vous leur racontiez que vous avez déjà vu le film. Les délais courent à partir de la sortie en salle française.
| Support | Délai après la salle | Pourquoi ce délai |
|---|---|---|
| Location à l'acte, DVD, Blu-ray | 4 mois | Plancher légal, sans dérogation possible pour un film sorti en salle |
| Canal+ et chaînes de cinéma | 6 mois | Premier financeur historique du cinéma français |
| Disney+ | 9 mois | Reverse une part de son chiffre d'affaires français bien plus élevée que Netflix |
| Netflix et Prime Video | 17 mois | Régime commun, depuis l'expiration de l'accord Netflix fin 2025 |
| Chaînes gratuites | 22 mois | Dernière fenêtre de la chaîne d'exploitation |
Délais issus de l’arrêté français du 6 février 2025 et de l’analyse de Boxoffice Pro (avril 2025). Ne s’appliquent qu’aux films ayant connu une sortie en salle en France ; séries et productions originales de plateforme y échappent.
Pourquoi Disney+ passe huit mois avant Netflix
Le classement ne récompense pas la taille du chèque, mais sa proportion. Disney+ s'est engagé à réinvestir environ un quart de son chiffre d'affaires français dans la production, là où Netflix reste au minimum réglementaire de 4 % — soit près de 51 millions d'euros consacrés aux films français en 2024, selon les chiffres repris par la presse professionnelle.
Netflix plaide que 51 millions d'euros en valeur absolue pèsent plus lourd qu'un pourcentage flatteur sur un chiffre d'affaires plus modeste, réclame une fenêtre à 12 mois et a porté l'affaire devant le Conseil d'État. Le dossier n'est donc pas clos, mais il se joue entièrement à Paris.
Et si je pars en vacances en France ?
Vous gardez votre catalogue belge. Le règlement européen sur la portabilité des contenus en ligne, applicable depuis le 1er avril 2018, oblige les plateformes à servir à un abonné en séjour temporaire dans un autre État membre le service de son pays de résidence. Un abonnement souscrit en Belgique reste donc un abonnement belge à Lille comme à Marseille — et l'inverse est vrai pour un Français en week-end à Bruxelles.
En Belgique, aucune loi ne fait la queue à votre place
Chez nous, la chronologie existe dans les faits, mais pas dans les textes. L'ordre de passage d'un film est fixé par des accords entre les distributeurs, les salles et les diffuseurs, sans cadre réglementaire général ni taxe dédiée qui viendrait le faire respecter.
La raison est très belge : les circuits de distribution flamand et francophone ne fonctionnent pas de la même manière, ne financent pas les mêmes films et ne visent pas les mêmes salles. Un calendrier unique imposé aux deux Communautés aurait été un calendrier faux pour l'une des deux, et c'est le contractuel qui a gagné.
Ce qui décide vraiment : le contrat du studio
Sans texte pour trancher, le calendrier belge est celui que le détenteur des droits a signé. Et ce calendrier s'est resserré depuis deux ans : après les expérimentations de la période Covid, où certains films arrivaient à la location dix-sept jours après leur sortie, les grands studios ont rétabli une exclusivité de salle plus longue.
En 2026, les majors ont réaffirmé publiquement un plancher de 45 jours d'exclusivité en salle, Universal annonçant l'appliquer à ses sorties de 2027 en abandonnant sa politique des dix-sept jours. Disney tient une ligne plus stricte encore : environ 60 jours avant la location, et souvent 90 jours et plus avant l'arrivée sur sa plateforme.
Pour un film européen ou belge, la fenêtre dépend du distributeur local et du soutien public reçu : une étude de l'Observatoire européen de l'audiovisuel portant sur 1 794 films sortis entre 2014 et 2018 mesurait un passage à la vidéo à la demande après 17 à 19 semaines en moyenne en Belgique, soit quatre à cinq mois. Rien n'oblige un ayant droit à s'y tenir : c'est une pratique, pas une règle.
Le cas où la Belgique va plus vite que la salle
C'est l'illustration la plus nette de l'écart avec la France, et elle est vendue par un opérateur belge. Proximus propose dans son catalogue à la demande une catégorie VOD Premium, présentée comme les sorties cinéma « depuis votre canapé » : des films annoncés comme disponibles à la location en même temps qu'en salle.
Le tarif relevé chez l'opérateur est de 7,99 € par film, avec 48 heures pour le regarder, chez soi comme partout dans l'Union européenne sur téléphone, tablette ou ordinateur. Les crédits VOD couvrent par ailleurs toute location de moins de 12 €. Une offre de ce type est juridiquement impossible en France, où la location d'un film sorti en salle ne peut pas commencer avant le quatrième mois.
De la souplesse, film par film
Un distributeur peut décider seul d'accélérer la sortie à la location, de sortir un film directement en streaming ou de prolonger son exclusivité en salle. Aucun arrêté ne l'en empêche, aucune commission ne doit valider la dérogation.
La garantie d'une date
Sans plancher légal, rien ne garantit non plus qu'un film arrive : un titre peut rester des années sans diffuseur belge, ou n'être visible que sur une plateforme absente de nos catalogues. La liberté contractuelle joue dans les deux sens.
C'est aussi pour cette raison que le catalogue belge de Netflix n'est pas celui de la France ni celui des États-Unis : les droits s'achètent territoire par territoire, pour une durée limitée. Nous détaillons ces écarts de catalogue dans notre page sur Netflix à travers le monde.
Ce que la Belgique prélève à la place : jusqu'à 9,5 % du chiffre d'affaires
Il serait faux d'en conclure que les plateformes s'en sortent mieux chez nous. La France leur vend du temps : plus vous financez le cinéma national, plus votre fenêtre se rapproche de la salle. La Belgique, elle, ne vend rien — elle prélève, et le calendrier reste à la main des ayants droit.
Les deux grandes Communautés ont construit ce prélèvement séparément, avec des taux et des mécanismes différents. C'est le seul volet du dossier où la Belgique s'est montrée plus dure que ses voisins, et il a fini devant les juges.
Au sud : de 2,2 % en 2024 à 9,5 % en 2027
Le décret sur les services de médias audiovisuels de la Fédération Wallonie-Bruxelles, révisé en décembre 2023, remplace le taux unique de 2,2 % par un barème progressif : il démarre à 0 % pour les services réalisant moins de 700 000 € de chiffre d'affaires et monte jusqu'à 9,5 % pour les plus gros, au-delà de 150 millions d'euros, par paliers annuels entre 2024 et 2027.
Netflix a attaqué ce barème, soutenu par Disney, en le jugeant disproportionné et discriminatoire. La Cour constitutionnelle a tranché le 26 mars 2026 : le taux progressif est « raisonnablement justifié » et proportionné, et l'obligation d'investir dans des œuvres belges francophones poursuit un objectif légitime de diversité culturelle.
Le feuilleton n'est pas terminé pour autant. La Cour a renvoyé plusieurs questions préjudicielles à la Cour de justice de l'Union européenne, notamment sur la prise en compte de l'achat d'œuvres déjà produites, sur la clé de répartition entre œuvres belges et européennes et sur la possibilité de déduire les contributions déjà versées dans un autre État membre. La réponse prendra des mois.
Au nord : 4 % du chiffre d'affaires et 3 € par abonné
La Flandre a renforcé son propre système au 1er janvier 2025. Un service de streaming réalisant au moins 30 millions d'euros de chiffre d'affaires en Belgique verse désormais 4 % de ce montant, contre 2 % auparavant, et les plus petits acteurs paient moins.
Deux nouveautés méritent l'attention : les distributeurs télécoms passent de 1,60 € à 3 € par abonné, et les plateformes vidéo comme YouTube ou TikTok entrent pour la première fois dans le dispositif. Chaque redevable choisit d'investir directement dans des productions flamandes ou de verser au Fonds audiovisuel flamand, dont 60 % doit aller à des producteurs indépendants.
| Délai imposé avant le streaming | Contribution demandée aux plateformes | |
|---|---|---|
| Fédération Wallonie-Bruxelles | Aucun : fixé par les contrats | Barème progressif de 0 % à 9,5 % du chiffre d'affaires entre 2024 et 2027 |
| Communauté flamande | Aucun : fixé par les contrats | 4 % du chiffre d'affaires belge dès 30 millions d'euros ; 3 € par abonné pour les télécoms |
| France, pour comparaison | 17 mois, ou 9 mois avec des engagements renforcés | 4 % minimum du chiffre d'affaires français, jusqu'à environ 25 % pour la fenêtre à 9 mois |
Sources : décret SMA de la Fédération Wallonie-Bruxelles révisé en décembre 2023 et arrêt de la Cour constitutionnelle du 26 mars 2026 ; nouvelle réglementation de stimulation flamande en vigueur depuis le 1er janvier 2025 ; arrêté français du 6 février 2025.
Ce que ce dossier change sur votre facture
Une plateforme dont les obligations de financement quadruplent en quatre ans ne va pas absorber cette hausse en silence : elle la répercute sur le catalogue, sur la publicité ou sur le prix. Les mouvements de prix des derniers mois vont dans ce sens, même si aucun acteur n'a jamais présenté sa hausse comme une conséquence directe du décret.
Voici les tarifs en vigueur en Belgique fin août 2026, à comparer avec le coût d'une location à l'unité quand vous ne visez qu'un seul film.
Netflix : 10,99 € à 21,99 €
Depuis la hausse de novembre 2025, l'abonnement de base est passé à 10,99 €, le standard à 16,99 € et le premium à 21,99 € par mois. Le membre supplémentaire hors du foyer est monté de 3,99 € à 4,99 €.
Streamz : 9,99 € à 22,99 €
La plateforme belge a relevé ses trois formules d'1 € le 26 avril 2026, en invoquant le coût de production et d'acquisition des contenus : 9,99 € en Basic, 14,99 € en Premium, 22,99 € en Premium+.
La location : 7,99 € pour 48 heures
C'est le tarif de la VOD Premium chez Proximus, pour un film annoncé en même temps qu'en salle. Sans engagement, sans reconduction : pour un titre unique, c'est 9 € de moins qu'un mois de Netflix standard.
Ce que les ménages paient déjà
Selon l'imec.digimeter 2025, publié en mars 2026, 59 % des Flamands ont au moins un abonnement de streaming payant : Netflix touche 49 % d'entre eux, jusqu'à 74 % chez les 18-24 ans, devant Disney+ (18 %) et Streamz (16 %).
Trois opérateurs belges permettent de faire passer Netflix par votre facture télécom, mais un seul l'inclut réellement dans un abonnement. C'est Orange : son option Orange TV Plus, affichée à 32 € par mois et ramenée à 20 € en promotion dans un pack, comprend jusqu'à 70 chaînes HD et un abonnement Netflix Standard d'office, avec la possibilité de passer au Premium — à condition d'avoir l'internet fixe de l'opérateur. Chez Proximus, Netflix reste une option des packs Flex+, portée sur la facture unique de l'opérateur, avec 5 € de réduction par mois pendant six mois ; l'option TV Pickx All Stars regroupe par ailleurs Netflix, Disney+ et Pickx Mix sur une seule ligne. Chez Telenet, l'abonnement se paie aussi via la facture de l'opérateur, sans carte de crédit, s'annule sans frais depuis MyTelenet, et le combo Netflix + Streamz applique 5 % de remise sur les deux services.
À l'inverse, VOO et Scarlet ne proposent aucun abonnement Netflix : le décodeur VOO n'accepte pas les applications de streaming, et Scarlet renvoie vers un abonnement souscrit en direct, à regarder via la connexion internet. Même logique chez Mobile Vikings, dont la remise mensuelle permanente porte sur Disney+ et VTM GO+, jamais sur Netflix.
La bonne comparaison n'est donc pas « streaming contre cinéma », mais « abonnement contre location ». Notre page sur le prix des abonnements streaming en Belgique détaille chaque plateforme, et les options de nos opérateurs regroupent souvent plusieurs services sur une seule facture.
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Voir un film récent sans empiler les abonnements : trois réflexes
L'absence de règle belge a un effet secondaire désagréable : personne ne peut vous dire à l'avance où un film atterrira, ni quand. La seule stratégie qui tient est donc de vérifier avant de payer, dans cet ordre.
Ces trois gestes prennent cinq minutes et évitent l'abonnement souscrit pour un titre, puis oublié pendant six mois.
Cherchez le film avant de choisir la plateforme. Un moteur de recherche de catalogues, ou simplement la recherche du catalogue à la demande de votre décodeur, vous dira en trente secondes si le titre est déjà en location. Si oui, la question de l'abonnement ne se pose plus pour ce mois-ci.
Regardez ce que votre pack contient déjà. Les opérateurs belges intègrent Netflix, Disney+ ou Streamz dans leurs options TV, parfois avec une remise mensuelle permanente et une facturation unique. Payer deux fois le même service, en direct et dans un pack, est une erreur fréquente sur les factures que nous auditons.
Faites tourner vos abonnements plutôt que de les cumuler. Aucune plateforme grand public n'impose d'engagement en Belgique : un mois de Streamz pour une série flamande, un mois de Netflix pour un film, cela coûte moins cher que douze mois des deux. Notez la date de résiliation dans votre agenda le jour même de la souscription.
Le réflexe à ne pas avoir
Contourner le géoblocage pour aller chercher un catalogue étranger reste contraire aux conditions d'utilisation des plateformes, qui peuvent bloquer le compte. La portabilité européenne, elle, est un droit : elle vous donne accès à votre catalogue belge partout dans l'Union, pas au catalogue du pays où vous vous trouvez.
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Vos questions sur les délais de diffusion des films en Belgique
Les questions qui reviennent le plus souvent depuis la publication de la règle française des 17 mois, avec l'état du droit belge et les tarifs relevés fin août 2026.
Non. L'arrêté français fixe des délais minimaux entre la sortie en salle et chaque mode de diffusion, mais il ne concerne que les services établis en France ou qui visent le public français. La Belgique n'a pas d'équivalent réglementaire : chez nous, l'ordre de passage d'un film résulte d'accords contractuels entre distributeurs, salles et diffuseurs, sans texte général ni sanction.
Cela dépend entièrement du détenteur des droits. Les grands studios américains ont réaffirmé en 2026 un plancher d'environ 45 jours d'exclusivité en salle, Disney tenant plutôt 60 jours avant la location et 90 jours et plus avant sa plateforme. Pour les films européens, une étude de l'Observatoire européen de l'audiovisuel mesurait un passage à la vidéo à la demande après 17 à 19 semaines en moyenne en Belgique, soit quatre à cinq mois. Ce sont des pratiques, pas des obligations.
Oui, pour les films que le distributeur choisit de sortir ainsi. Proximus propose une catégorie VOD Premium présentée comme les sorties cinéma « depuis votre canapé », au tarif de 7,99 € par film, avec 48 heures pour le regarder chez soi ou partout dans l'Union européenne sur un autre écran. En France, la même location est interdite avant le quatrième mois suivant la sortie en salle.
Parce que les droits de diffusion s'achètent territoire par territoire, pour une durée limitée, et pas en une seule licence mondiale. Un film peut donc être disponible en Belgique et absent en France, ou l'inverse, sans qu'aucune règle de délai n'intervienne. S'y ajoutent les obligations européennes de présence d'œuvres européennes dans les catalogues, qui se déclinent différemment selon les pays.
Oui, et le prélèvement est parmi les plus élevés d'Europe. En Fédération Wallonie-Bruxelles, un barème progressif porte la contribution de 2,2 % à 9,5 % du chiffre d'affaires entre 2024 et 2027 pour les plus gros services ; la Cour constitutionnelle l'a validé le 26 mars 2026 en rejetant l'essentiel du recours de Netflix, tout en interrogeant la Cour de justice de l'Union européenne sur certaines modalités. En Flandre, depuis le 1er janvier 2025, les services de streaming réalisant au moins 30 millions d'euros en Belgique versent 4 % de ce chiffre d'affaires, et les distributeurs télécoms 3 € par abonné.
Oui, dans l'Union européenne. Le règlement européen sur la portabilité des contenus en ligne, applicable depuis le 1er avril 2018, impose aux plateformes de fournir à un abonné en séjour temporaire dans un autre État membre le service de son pays de résidence. Vous emportez donc votre catalogue belge, pas celui du pays visité — et un abonné français en Belgique garde le sien.
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