Le stockage géologique proposé par l'Ondraf

La Belgique produit de l'énergie via ses centrales nucléaires depuis près de 50 ans, sans jamais avoir trouvé une solution pour le stockage de ces déchets radioactifs et donc, nocifs.

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C'est pourquoi, il y a quelques semaines, l'Ondraf - Organisme national des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies - avait mis en place une consultation publique afin de trouver une solution. L'organisme avait alors proposé le stockage géologique ou souterrain de ces déchets. Ce mécanisme permet de les enterrer dans des galeries creusées à plusieurs mètres de profondeur. Grâce à cela, leur radioactivité est amenée à s'essouffler dans le temps et à être totalement inoffensive sur le long terme.

Au total, l'Ondraf a recueilli plus de 16 000 avis, provenant essentiellement des pays étrangers et limitrophes tels que l'Allemagne, le Grand-Duché de Luxembourg ou encore, la France. C'est toutefois le gouvernement fédéral belge qui a eu le dernier mot sur la décision finale.

Le refus de la région wallonne

Vendredi dernier, le 12 juin, Céline Tellier, la ministre régionale de l'environnement, a refusé la proposition de l'Ondraf en appuyant sur le fait qu'elle refusait que les communes wallonnes deviennent des "poubelles nucléaires".

Le refus s'appuie également sur un grand nombre d'interrogations en suspens telles que les sites où vont être stockés les déchets, la profondeur de l'enfouissement ou encore, la manière dont les déchets seront emballés.

Le gouvernement régional juge aussi cette proposition est incomplète par rapport à ce que mentionne le Code Wallon de l'Environnement. Ainsi, la consultation publique de l'Ondraf ne spécifie pas si le stockage des déchets nucléaires risque d'avoir une incidence sur la qualité de l'eau, de l'air, de la biodiversité mais aussi, si il ne représente pas un potentiel danger pour l'être humain.

Le refus de la région bruxelloise

La région de Bruxelles-Capitale rejoint l'avis de la Wallonie en expliquant que l'Ondraf n'a pas suffisamment analysé toutes les options possibles de stockage de déchets nucléaires.

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La majorité demande donc à l'organisme d'étendre son analyse, d'envisager d'autres alternatives et d'en reconsidérer certaines. De plus, le gouvernement bruxellois souhaite que l'Ondraf prenne en compte l'éventuelle réversibilité du projet de stockage, dans le cas où les générations futures souhaiteraient récupérer ces déchets.