2019

Compétence régionale

Transfert de l'INAMI vers les entités fédérées

420 €/an

Court séjour

30 € par jour, 14 jours par an

980 €/an

Séjour de convalescence

35 € par jour, 28 jours, aidant proche inclus

6 €/jour

Séjour de jour

Ou 3 € la demi-journée

Avantages en vigueur pour l'exercice en cours d'après les guides d'avantages publiés par les mutualités. Le prix d'hébergement est fixé par chaque établissement.

L'essentiel du financement d'une maison de repos

C'est l'un des rares domaines de la santé belge où l'INAMI n'est plus l'interlocuteur. La sixième réforme de l'État a transféré l'ensemble des compétences liées aux soins aux personnes âgées aux entités fédérées.

Concrètement, trois guichets se superposent : l'établissement, la région et votre mutualité. Savoir lequel finance quoi évite de laisser des droits inutilisés.

Qui paie quoi en maison de repos ?
Les soins dispensés en maison de repos sont financés par un forfait versé à l'établissement, dont le montant dépend du degré de dépendance des résidents : vous ne le payez pas directement. Le prix d'hébergement — chambre, repas, entretien du linge, charges — est en revanche facturé au résident : il est fixé par chaque établissement et encadré par l'autorité régionale, à laquelle il doit être déclaré. Depuis le 1er janvier 2019, les compétences liées aux soins aux personnes âgées relèvent entièrement des entités fédérées : l'AVIQ en Wallonie, Iriscare à Bruxelles, le Departement Zorg en Flandre et la Communauté germanophone. C'est donc auprès d'elles que se demandent les aides au séjour, et non auprès de l'INAMI. Votre mutualité intervient de son côté sur les formules courtes : jusqu'à 420 € par an pour un court séjour en maison de repos, 980 € par an pour un séjour de convalescence et 6 € par jour pour un séjour de jour.

Le prix d'hébergement : le poste qui reste à votre charge

C'est la partie la plus lourde de la facture et la moins encadrée. Chaque maison de repos fixe son prix de journée, qui couvre la chambre, les repas et les services hôteliers, et le communique à l'autorité régionale.

Autour de ce prix de base viennent se greffer des suppléments : chambre individuelle, télévision, téléphone, coiffeur, pédicure, blanchisserie personnelle, accompagnement à des rendez-vous médicaux. Ils sont souvent facturés séparément et pèsent lourd sur une année complète.

Exigez toujours le document écrit reprenant le prix de journée et la liste complète des suppléments avant la signature de la convention d'hébergement. C'est un droit, et c'est la seule façon de comparer réellement deux établissements : un prix de journée attractif assorti d'une longue liste de suppléments peut coûter plus cher qu'un tarif tout compris.

Les aides régionales se demandent séparément
Les aides destinées à alléger le coût d'un séjour — allocation pour l'aide aux personnes âgées, interventions du CPAS, budgets de soins — relèvent de votre région depuis 2019, pas de l'INAMI. Elles ne sont jamais automatiques. Le service social de votre mutualité constitue le meilleur point d'entrée : il évalue vos droits et monte le dossier, et ce service est compris dans votre cotisation.

Ce que votre mutualité rembourse

Aucune mutualité ne prend en charge un hébergement définitif : ce n'est pas sa vocation. En revanche, toutes interviennent sur les formules temporaires, celles qui servent de respiration à un maintien à domicile ou de transition après une hospitalisation.

Ce sont précisément les formules les moins connues des familles. Voici les montants prévus pour 2026.

Comparatif des interventions des mutualités belges pour les séjours en maison de repos et la convalescence
Type de séjourPartenamutSolidaris Brabant
Court séjour en maison de reposjusqu'à 420 € par an, à raison de 30 € par jour et de 14 jours par anintervention prévue pour un séjour en établissement de court séjour ou en maison de repos agréée
Séjour de jour (centre de jour)non prévu comme avantage distinct6 € par jour ou 3 € par demi-journée
Séjour de convalescencejusqu'à 980 € par an, à raison de 35 € par jour et de 28 jours par an ; l'aidant proche peut aussi en bénéficiercure de convalescence : 40 € par jour, dans un centre de séjour agréé
Séjour de revalidationjusqu'à 200 € par anà vérifier auprès de la mutualité
Alternatives au séjouraménagement du domicile : 400 € à vie pour les 65 ans et plus ; téléassistance : 2 € par mois ; aide familiale ou ménagère : jusqu'à 750 € par an pour les membres BIMconseil en aménagement du domicile avec visite d'un ergothérapeute ; aide familiale, nettoyage et livraison de repas chauds

Avantages en vigueur pour l'exercice 2026 d'après les guides d'avantages publiés par les mutualités. Les interventions supposent d'être en ordre de cotisation à l'assurance complémentaire ; les statuts de chaque mutualité prévalent sur tout résumé.

Le court séjour, la solution que personne ne demande
Le court séjour est conçu pour donner de l'air : quinze jours en maison de repos agréée pendant les vacances de l'aidant, ou après une hospitalisation, avant un retour à domicile. Chez Partenamut, l'intervention atteint 30 € par jour sur 14 jours, et le séjour de convalescence est également ouvert à l'aidant proche lui-même. Ces deux avantages sont parmi les moins réclamés du secteur, alors qu'ils répondent exactement à la situation qui précède la plupart des entrées définitives.

Comment préparer une entrée en maison de repos

Une entrée se décide souvent dans l'urgence, à la sortie d'une hospitalisation, et c'est le pire moment pour comparer des tarifs. Quatre démarches faites en amont changent complètement le budget.

Elles valent aussi pour une famille qui anticipe plusieurs mois à l'avance.

GU

Le conseil de Garance ✔

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1. Demandez le prix de journée écrit et la liste des suppléments. C'est le seul document qui permette de comparer deux établissements. Vérifiez ce qui est inclus : chambre individuelle, blanchisserie, coiffeur, accompagnement aux rendez-vous médicaux.

2. Prenez rendez-vous avec le service social de votre mutualité. Depuis 2019, les aides relèvent de votre région : l'assistant social sait lesquelles demander, et monte le dossier avec vous. Rien n'est automatique.

3. Essayez d'abord un court séjour. Jusqu'à 30 € par jour pendant 14 jours sont pris en charge : c'est la façon la moins coûteuse de vérifier qu'un établissement convient avant de signer une convention définitive.

4. Épuisez les alternatives au domicile avant de trancher. Téléassistance à 2 € par mois, aménagement du domicile jusqu'à 400 €, aide familiale jusqu'à 750 € par an : additionnées, ces aides repoussent souvent l'échéance de plusieurs années.

Questions fréquentes sur la maison de repos

Les questions qui reviennent le plus souvent auprès de nos conseillers portent sur le partage de la facture, sur les aides à demander et sur les séjours temporaires. Voici les réponses.

Pas l'hébergement définitif : ce n'est pas dans la vocation d'une mutualité. Elle intervient en revanche sur les séjours temporaires : jusqu'à 420 € par an pour un court séjour chez Partenamut (30 € par jour, 14 jours par an), 980 € par an pour un séjour de convalescence (35 € par jour, 28 jours), jusqu'à 200 € par an pour un séjour de revalidation, et 6 € par jour pour un séjour de jour chez Solidaris Brabant.

Un forfait versé à l'établissement, dont le montant dépend du degré de dépendance des résidents : vous ne le payez pas directement. Attention toutefois à l'interlocuteur : depuis le 1er janvier 2019, les compétences liées aux soins aux personnes âgées relèvent entièrement des entités fédérées — AVIQ en Wallonie, Iriscare à Bruxelles, Departement Zorg en Flandre, Communauté germanophone. Ce n'est donc plus l'INAMI qui gère ce secteur.

La chambre, les repas, l'entretien du linge et les charges : c'est la part facturée au résident. Chaque établissement fixe son prix de journée et le déclare à l'autorité régionale. Les suppléments — chambre individuelle, télévision, téléphone, coiffeur, pédicure, blanchisserie personnelle, accompagnement médical — sont généralement facturés à part : exigez la liste écrite avant de signer, car c'est là que se creusent les écarts entre établissements.

Les aides au séjour (allocation pour l'aide aux personnes âgées, interventions du CPAS, budgets de soins) relèvent de votre région depuis 2019 et ne sont jamais automatiques. Le plus efficace est de passer par le service social de votre mutualité : il évalue vos droits, monte le dossier régional et vérifie en même temps les avantages mutualistes. Ce service est inclus dans votre cotisation.

Oui, et c'est vivement conseillé : c'est exactement l'objet du court séjour, pris en charge jusqu'à 30 € par jour pendant 14 jours par an. Il permet de tester un établissement, de soulager un aidant pendant ses congés ou d'assurer une transition après une hospitalisation, sans signer de convention d'hébergement définitive.

Plusieurs avantages y sont consacrés et se cumulent : téléassistance à 2 € par mois, aménagement du domicile jusqu'à 400 € à vie après 65 ans, aide familiale ou ménagère jusqu'à 750 € par an pour les membres BIM, location de matériel médical à moitié prix. Voyez notre fiche sur le remboursement des soins à domicile : les soins infirmiers, eux, restent pris en charge par l'assurance obligatoire.