1 ×/an

Ramonage recommandé

Au minimum, pour une cheminée reliée à un appareil au bois

40 %

Des incendies liés au bois

Sont provoqués par un défaut de ramonage

3

Régimes régionaux

Wallonie, Bruxelles et Flandre ont chacune leurs règles

2026

Nouvelles règles à Bruxelles

Normes d'écoconception imposées aux appareils depuis 2025

Obligation d'entretien des installations de chauffage et de leurs cheminées confirmée par la fédération belge des assureurs ; fréquences et modalités fixées par chaque Région. Vérifiez la règle applicable à votre commune avant la saison de chauffe.

L'essentiel sur le ramonage et l'assurance

Deux questions se superposent et méritent d'être séparées : le ramonage est-il obligatoire, et son absence prive-t-elle d'indemnisation ? La première relève de la réglementation régionale, la seconde du droit des assurances.

Les réponses ne vont pas dans le même sens, et c'est précisément ce qui nourrit la confusion.

Sans ramonage, êtes-vous encore indemnisé ?
Oui, en principe. Il existe pour les habitations une obligation d'entretien pour les installations de chauffage et leurs cheminées, et cette obligation relève de chaque Région. Mais sur le terrain de l'assurance : la plupart des polices incendie n'excluent pas explicitement l'intervention de l'assurance en cas d'incendie, même lorsque l'entretien annuel a été oublié. L'assureur indemnise donc les dommages. Ce qu'il peut faire ensuite, s'il établit que le sinistre résulte d'une négligence de son assuré, c'est résilier le contrat, soit immédiatement après avoir procédé à l'indemnisation, soit à l'échéance. La vraie sanction n'est pas le refus d'indemniser : c'est de se retrouver sans assureur, avec un sinistre au dossier et des primes nettement plus élevées ailleurs.

Une obligation qui dépend de votre Région

Comme pour le contrôle des chaudières, la réglementation de l'entretien des installations de chauffage et des cheminées diffère selon que vous résidez en Wallonie, en Flandre ou à Bruxelles. Il n'existe pas de règle fédérale unique.

La recommandation commune est de faire ramoner au moins une fois par an une cheminée reliée à un appareil au bois. Lorsque la cheminée dessert une installation de chauffage central, elle doit être nettoyée et contrôlée en même temps que la chaudière.

À Bruxelles, de nouvelles obligations sont entrées en vigueur le 1er janvier 2025 pour le chauffage au bois, notamment l'exigence que les appareils installés respectent les normes d'écoconception. Si vous envisagez l'achat d'un poêle, c'est un point à vérifier avant la commande et non après.

Demandez systématiquement l'attestation
Après chaque passage, réclamez au ramoneur son attestation. C'est elle qui prouve l'entretien, elle que votre assureur demandera après un sinistre, et elle qui coupe court à toute discussion sur la négligence. Rangez-la avec votre contrat : une facture de ramonage introuvable équivaut, dans les faits, à un ramonage non fait.

Le risque réel, en trois temps

Comprendre la mécanique évite à la fois la panique et l'insouciance. Le défaut d'entretien ne vous prive pas de votre indemnité, mais il enclenche une suite de conséquences dont la dernière est la plus coûteuse.

Voici ce qui se passe, dans l'ordre.

Conséquences d'un défaut de ramonage après un incendie
ÉtapeCe qui se passe
L'indemnisation du sinistreelle a lieu : la plupart des polices incendie n'excluent pas explicitement l'intervention de l'assurance faute d'entretien
Le constat de négligencel'expert établit l'origine du feu : un conduit encrassé oriente vers un manquement au comportement du bon père de famille
La résiliation du contratl'assureur peut résilier soit immédiatement après avoir indemnisé, soit à l'échéance du contrat
La suite, chez les autres assureursun contrat résilié après sinistre se déclare : il renchérit les primes et peut conduire au Bureau de tarification
Le chiffre qui justifie à lui seul le ramonage
Quarante pour cent des incendies liés aux appareils de chauffage au bois sont provoqués par un défaut de ramonage. Le coût d'un passage annuel est sans commune mesure avec celui d'un sinistre, et surtout avec celui d'une résiliation : c'est l'un des rares gestes d'entretien dont le rapport coût-bénéfice ne se discute pas.

Les réflexes avant la saison de chauffe

Tout se joue en amont : une fois le feu déclaré, votre dossier vaut ce que valent vos justificatifs.

Quatre gestes, à faire avant les premiers froids.

GU

Le conseil de Garance ✔

Experte en assurances · CallMePower

1. Faites ramoner avant l'hiver, pas après un incident. Une fois par an au minimum pour un appareil au bois ; en même temps que l'entretien de la chaudière si la cheminée la dessert.

2. Exigez et classez l'attestation. C'est la seule preuve opposable. Photographiez-la et rangez-la dans le même dossier que votre contrat d'assurance.

3. Vérifiez la règle de votre Région avant d'acheter un appareil. Les obligations diffèrent entre Wallonie, Bruxelles et Flandre, et Bruxelles impose depuis 2025 des normes d'écoconception aux appareils installés.

4. Déclarez votre poêle à votre assureur. Un appareil de chauffage au bois modifie le risque du bâtiment : mieux vaut qu'il figure au dossier avant le sinistre qu'après.

Questions fréquentes

Les questions qui reviennent le plus souvent auprès de nos conseillers portent sur le refus d'indemnisation, sur la fréquence exigée et sur les locataires.

En principe, non : après un incendie survenu dans une habitation dont l'entretien annuel de l'installation de chauffage avait été oublié, l'entreprise d'assurances intervient en principe et indemnise les dommages, car la plupart des polices incendie n'excluent pas explicitement l'intervention de l'assurance dans ce cas. Le risque se situe ailleurs : si l'assureur établit une négligence, il peut résilier le contrat, immédiatement après indemnisation ou à l'échéance.

Oui : il existe pour les habitations une obligation d'entretien pour les installations de chauffage et leurs cheminées. Les modalités — fréquence, professionnel habilité, documents — diffèrent selon la Région : Wallonie, Flandre et Bruxelles ont chacune leur réglementation. La recommandation commune est d'au moins un ramonage par an pour un appareil au bois.

Au minimum une fois par an pour une cheminée reliée à un appareil au bois. Lorsque la cheminée dessert une installation de chauffage central, elle doit être nettoyée et contrôlée en même temps que la chaudière. Un usage intensif justifie un second passage en cours de saison : le dépôt de créosote s'accumule d'autant plus vite que le bois est humide ou la combustion lente.

L'entretien courant de l'appareil et le ramonage relèvent en pratique de l'occupant, le propriétaire restant tenu des travaux structurels sur le conduit. Le bail peut préciser la répartition : relisez-le. Dans tous les cas, c'est celui qui utilise l'appareil qui a le plus à perdre, puisque c'est sa responsabilité qui sera recherchée en cas d'incendie.

De nouvelles obligations sont entrées en vigueur le 1er janvier 2025 pour le chauffage au bois en Région bruxelloise, dans un objectif de qualité de l'air : les appareils installés doivent notamment respecter les normes d'écoconception. Si vous prévoyez l'achat d'un poêle, vérifiez ce point avec l'installateur avant la commande.

C'est vivement conseillé. Un appareil de chauffage au bois modifie la nature du risque couvert, et un assureur informé ne pourra pas invoquer plus tard une déclaration incomplète. Profitez-en pour vérifier que la valeur de reconstruction de votre habitation reste correcte : c'est le même réflexe que pour une installation solaire.